As-salāmu ʿalaykum, il me reste des tickets restaurant et des chèques vacances non utilisés au moment de calculer ma zakāt. Dois-je les compter avec mon épargne ?
Wa ʿalaykum as-salām wa raḥmatuLlāhi wa barakātuh.
Résumé de la réponse
Non. Les tickets restaurant et les chèques vacances n’entrent pas dans le calcul de votre zakāt tant que vous ne les avez pas transformés en argent, ce qui n’arrive pas quand vous les dépensez. Ils sont une rémunération de votre travail, qui n’a jamais été de l’argent dans votre main.
L’utilisation et la revente de ces titres sont traitées dans la réponse #157.
Détail de la réponse
Une créance qui ne vient pas d’un argent possédé
Chaque titre représente une somme d’argent fixée en euros, que l’émetteur paiera au commerçant qui l’accepte. C’est donc une créance d’argent, et la zakāt des créances obéit à une règle précise.
Khalīl ibn Isḥāq (m. 776 H) ne soumet une créance à la zakāt que si elle provient d’un argent que l’on avait en main ou d’une marchandise de commerce :
« وَإِنَّمَا يُزَكَّى دَيْنٌ إنْ كَانَ أَصْلُهُ عَيْنًا بِيَدِهِ، أَوْ عَرْضَ تِجَارَةٍ وَقُبِضَ عَيْنًا »
« On ne zakāte une créance que si elle provient d’argent qu’il avait en main, ou d’une marchandise de commerce, et qu’elle est encaissée en monnaie. » (Mukhtaṣar Khalīl, dans ʿIllīsh, Minaḥ al-jalīl, 2/53)
Le ticket restaurant et le chèque vacances sont une rémunération de votre travail, qui n’a jamais été de l’argent dans votre main. Ils ne s’ajoutent donc pas à votre épargne pour la zakāt. Comme vous les dépensez en repas et en séjours, la question ne se pose plus ensuite. Si par exception une somme d’argent vous en revenait un jour, elle commencerait sa propre année comme tout revenu nouveau (#44).
En pratique
- Ne comptez pas vos tickets restaurant et vos chèques vacances dans votre zakāt.
- Utilisez-les ou offrez-les, et la question ne se pose plus.
Allah sait mieux.